Résidence fiscale & statut personnel

Qu'est-ce que Critère de nationalité?

La quatrième étape des règles de tie-breaker des conventions de l'OCDE : lorsque le domicile permanent, le centre des intérêts vitaux et le lieu de résidence habituelle échouent tous à décider, la résidence revient au pays de nationalité.

Dernière mise à jour
Mis à jour le 9 mai 2026
Temps de lecture
4 min de lecture

Comment ça fonctionne

L'article 4(2) du Modèle de convention de l'OCDE résout la double résidence dans cet ordre :

  1. Domicile permanent disponible — attribue la résidence à ce pays.
  2. Centre des intérêts vitaux — si des domiciles existent dans les deux pays.
  3. Lieu de résidence habituelle — si les intérêts vitaux sont équilibrés.
  4. Nationalité — si le lieu de résidence habituelle est également flou ou équilibré.
  5. Procédure d'accord mutuel (MAP) — si la nationalité échoue (nationaux doubles ou non-nationaux d'aucun des États).

La nationalité est l'étape 4, délibérément tardive dans la cascade. Les rédacteurs du Modèle de l'OCDE ont traité la nationalité comme un recours plutôt qu'un critère principal, car la fiscalité basée sur la résidence est la norme moderne — seuls les États-Unis et l'Érythrée imposent largement les citoyens indépendamment de leur résidence. Pour la plupart des paires de conventions, la nationalité est principalement symbolique au moment où la cascade y parvient.

Quand la nationalité décide réellement

Trois scénarios étroits :

  1. Aucun domicile permanent — l'individu rare vivant dans des hôtels de longue durée, des locations à court terme, sans bail fixe nulle part.
  2. Domicile permanent dans les deux pays + intérêts vitaux équilibrés + résidence habituelle équilibrée — vie transfrontalière extrême sans centre de gravité.
  3. National d'un seul des deux États signataires + faits des étapes précédentes flous — le critère de nationalité attribue clairement au pays d'origine.

En pratique, très peu de cas atteignent l'étape 4. La plupart des litiges se résolvent au niveau du domicile permanent ou des intérêts vitaux, car au moins l'un de ceux-ci penche généralement clairement d'un côté.

Quand la cascade échoue

Si l'individu est citoyen de deux États signataires, ou aucun, l'étape de nationalité ne décide pas. La cascade revient alors à la procédure d'accord mutuel (MAP) — les autorités compétentes des deux États négocient l'attribution de la résidence. La MAP peut prendre de 18 à 36 mois et est administrativement lourde.

Un citoyen américain et français vivant en Suisse (donc citoyen d'aucun des États revendiquant la résidence suisse ou française dans un litige US-FR, ou un citoyen double dans un litige US-FR) est un candidat typique pour la MAP.

Pratique des conventions américaines — la clause de sauvegarde

Les conventions fiscales américaines contiennent une "clause de sauvegarde" préservant le droit des États-Unis d'imposer ses citoyens indépendamment de la résidence conventionnelle. Ainsi, même si un citoyen américain obtient une résidence non américaine en vertu de la cascade de l'article 4 — y compris via l'étape de nationalité — les États-Unis imposent toujours les revenus mondiaux en vertu de l'article §1 IRC. La convention empêche la double imposition sur les revenus de source américaine grâce au crédit d'impôt étranger ; elle ne protège pas le citoyen des obligations de déclaration américaines.

Exemples

  • Ingénieur de rotation italo-allemand. Passe 180 jours par an en Italie, 180 jours par an en Allemagne, connexions familiales équilibrées, activité économique équilibrée. Domicile permanent dans les deux. Intérêts vitaux : équilibrés. Lieu de résidence habituelle : également équilibré. Nationalité : italienne uniquement → l'Italie l'emporte.
  • Citoyen franco-suisse vivant à Singapour. Passe 220 jours à Singapour, 70 en France, 75 en Suisse. Singapour est un pays tiers — la convention France-Suisse détermine la résidence française par rapport à la résidence suisse. Les deux juridictions revendiquent la résidence. Domicile permanent : peut-être les deux. Intérêts vitaux : peut-être la Suisse (travail / banque). Lieu de résidence habituelle : aucun. Nationalité : double → MAP.

Erreurs courantes

  • Traiter la nationalité comme le critère décisif. C'est délibérément un recours. Pour la plupart des paires de conventions, la nationalité ne décide que dans de rares cas résiduels — surestimer son poids conduit à de fausses hypothèses sur la résidence conventionnelle.
  • Oublier la clause de sauvegarde pour les citoyens américains. Obtenir une résidence conventionnelle en vertu de la cascade ne libère pas un citoyen américain de l'impôt mondial américain. La cascade n'alloue que entre les deux États signataires ; la fiscalité extraterritoriale basée sur la citoyenneté américaine s'ajoute.
  • Supposer que les nationaux doubles vont toujours à la MAP. Ils le font, à moins qu'une des étapes précédentes n'ait déjà décidé. La cascade se court-circuite dès qu'une étape produit une réponse claire.
  • Sous-estimer la friction de la MAP. La procédure d'accord mutuel est réelle mais lente et bureaucratique. Prévoyez d'éviter cela par un positionnement plus clair sur le domicile permanent ou les intérêts vitaux plutôt que de compter sur la négociation des autorités compétentes.

Questions fréquentes

Que se passe-t-il si je suis citoyen des deux États signataires ?

Les autorités compétentes des deux pays doivent parvenir à un résultat de procédure d'accord mutuel (MAP).

Que se passe-t-il si je ne suis citoyen d'aucun ?

Même chose — l'étape MAP s'active pour résoudre la double résidence.

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