Résidence fiscale & statut personnel

Qu'est-ce que Test de résidence habituelle?

Une étape de dénouement des conventions de l'OCDE : la résidence est attribuée au pays où l'individu séjourne de manière plus habituelle, lorsque les tests précédents ne donnent pas de réponse claire.

Dernière mise à jour
Mis à jour le 9 mai 2026
Temps de lecture
3 min de lecture

Comment cela fonctionne

Le test de résidence habituelle se situe à l'étape 3 de la cascade de dénouement de l'article 4(2) du Modèle de convention de l'OCDE, utilisé uniquement lorsque les tests de domicile permanent et de centre des intérêts vitaux échouent à attribuer la résidence. Le test demande où l'individu est plus habituellement présent — pas nécessairement plus de jours, mais où le schéma de présence est plus établi et régulier.

Deux situations s'appliquent :

  1. Domicile permanent dans les deux États + intérêts vitaux répartis de manière égale — aller à la résidence habituelle.
  2. Domicile permanent dans aucun des États — aller également à la résidence habituelle (en sautant complètement les intérêts vitaux).

Le commentaire de l'OCDE sur l'article 4 explique la résidence habituelle comme suit : "la comparaison doit couvrir une durée suffisante pour qu'il soit possible de déterminer si la résidence dans chacun des deux États est habituelle et de déterminer également les intervalles auxquels les séjours ont lieu." En pratique :

  • Durée de présence dans chaque État — moyennes pluriannuelles.
  • Régularité — schémas récurrents par rapport à des visites sporadiques.
  • Continuité — séjours prolongés et ininterrompus par rapport à des courts voyages fragmentés.
  • Période de référence — généralement 3 à 5 ans regroupés, pas une seule année fiscale.

Le test est qualitatif, pas un seuil strict. Une personne passant 200 jours par an dans le pays A et 165 jours par an dans le pays B pendant trois années consécutives n'est pas nécessairement "habituellement" dans A — si les jours dans A sont continus et le schéma stable tandis que les jours dans B sont des voyages courts éparpillés, A l'emporte. Si les jours dans B sont des périodes mensuelles stables tandis que les jours dans A sont épisodiques, B peut l'emporter malgré un nombre total de jours inférieur.

Où cela décide réellement

La résidence habituelle décide rarement des cas à elle seule — la plupart des litiges se résolvent au niveau du domicile permanent ou des intérêts vitaux. Elle devient décisive dans :

  • Des individus véritablement itinérants sans "maison principale" claire (locations à long terme multiples, famille répartie entre deux pays).
  • Des affectations pluriannuelles où la présence est équilibrée entre deux pays par conception.
  • Des migrants investisseurs ayant une substance dans deux juridictions et un temps réparti de manière égale.

Lorsque la résidence habituelle est également floue, la cascade passe à la nationalité, puis à la procédure d'accord mutuel (MAP) entre les autorités compétentes.

Exemples

  • Consultant transfrontalier Suisse-France. Possède un appartement à Genève et une propriété alpine en France ; passe 180 jours en Suisse et 160 jours en France sur trois années consécutives ; liens familiaux répartis de manière égale (parents en CH, beaux-parents en FR). Domicile permanent dans les deux, intérêts vitaux à peu près égaux. Résidence habituelle : le tribunal trouvera probablement que la Suisse — le schéma genevois est plus continu (semaines de travail du lundi au jeudi) tandis que la présence française est regroupée autour des week-ends / vacances.
  • Diplomate en rotation entre plusieurs postes. Rotations de deux ans entre trois pays, avec un appartement permanent à New York maintenu tout au long. Domicile permanent : New York. Intérêts vitaux : ambigus compte tenu des rotations. Résidence habituelle : également ambiguë compte tenu du schéma de rotation. La cascade passe ensuite à la nationalité.

Erreurs courantes

  • Le traiter uniquement comme un comptage de jours. La résidence habituelle examine le schéma, pas le simple décompte. 250 jours dans le pays A répartis sur 30 courts voyages peuvent perdre face à 150 jours dans le pays B qui forment trois blocs continus de 50 jours.
  • Raisonnement uniquement sur l'année fiscale en cours. Le commentaire de l'OCDE appelle à une durée suffisante pour identifier l'habitude — généralement 3 à 5 ans regroupés. Un instantané d'une seule année est insuffisant.
  • Oublier la documentation. Les litiges sur la résidence habituelle dépendent des journaux de voyage, des calendriers, des dossiers d'hébergement, des données de localisation. Construire cette preuve après un défi de résidence est beaucoup plus difficile que de la maintenir au fur et à mesure.
  • Oublier l'ordre de la cascade. La résidence habituelle est l'étape 3 du dénouement des conventions. Si le domicile permanent ou les intérêts vitaux ont déjà été décidés, la résidence habituelle ne s'applique pas — même si l'analyse indiquerait une direction différente.

Questions fréquentes

Comment mesure-t-on la résidence habituelle ?

Fréquence, durée et régularité des séjours dans chaque pays sur une période pertinente — généralement pluriannuelle.

La résidence habituelle est-elle la même que le comptage des jours ?

Non — c'est un test qualitatif des schémas de présence, pas un seuil strict de comptage de jours.

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